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Nantes Jacques Soignon, : "Nantes est une terre de camélias"

0 14.03.2016 10:00
Jacques Soignon, directeur des Espaces Verts

Jacques Soignon, directeur des Espaces Verts

Photo PO - Romain Boulanger

Nantes, terres du camélia ? Jacques Soignon, le directeur du service des espaces verts (Seve) de Nantes confirme cette spécificité. Le camélia y est installé depuis 210 ans, date de son arrivée à Nantes grâce au sénateur maire Ferdinand Favre, un véritable passionné.

Et d’abord, comment écrit-on le nom de cette plante à fleur ? Avec un « l » ou deux «l » ? Avec les deux mon capitaine ! A l’origine, il y en avait bien deux mais l’écrivain Alexandre Dumas renversera la vapeur en commetant une grosse faute sur son livre «  La Dame aux camélias », publié en 1848. Quant à « cameleraie », qui désigne un espace réservé aux camélias, « ce mot n’existe pas encore dans la langue française », sourit Jacques soignon. « On s’est basé sur « orangeraie, roseraie » ». Dans deux ans, en 2018, souhaitons qu’il y sera entré, ce sera l’année du  Congrès international du Camélia à Nantes, une récompense qui vient s’ajouter au label de « jardin d’Excellence » décerné  au jardin des Plantes. Si la rose demeure la fleur de référence en France, le camélia est celle de l’Asie. « En Chine, une exposition dans la région du Yunan attire plus d’un million de visiteurs. Au Japon, c’est aussi la référence florale ». Il n’y a pas de « meilleur marqueur de l’histoire », poursuit Jacques Soignon. « On peut dater certaines propriétés nantaises et connaître les réseaux d’amitié entre certaines familles grâce aux camélias». C’est un des objectifs en cours du directeur du Seve qui travaille depuis plusieurs mois sur cette plante. « Les visites que nous allons faire à la « cameleraie » (lire ci-contre), en présence de spécialistes, seront aussi l’occasion pour les Nantais de savoir ce qu’ils ont dans leurs jardins. De quand ils datent, d’où viennent-ils... » Les camélias, introduits à Nantes voilà deux siècles, coûtaient  excessivement cher. « Je me suis amusé à une comparaison des prix avec ceux d’aujourd’hui. Un pied de camélia correspond au prix d’une belle voiture aujourd’hui. C’était de la folie ! » Les pieds venaient alors directement d’Asie ou passaient avant par l’Angleterre. L’histoire de leurs voyages reste à écrire. Cette plante peut vivre jusqu’à 600 à 700 ans à la différence des pieds de roses qui atteignent dans le meilleur des cas une trenaine d’années. Le plus vieux camélia de Nantes se trouve au jardin des Plantes, il a un peu plus de deux cent ans.

Stéphane Pajot

Visite gratuite à 15 h depuis le parc du Grand Bloettereau, au portail, chemin de la Pâture.

Lire nos deux pages ce lundi 14 mars

 

 

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