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Nantes L’auteur Jean-Louis Bailly enlève les « e » chez Apollinair (e)

0 17.06.2014 11:52
Jean-Louis Bailly : "L’exercice demeure difficile mais le défi me plaît"

Jean-Louis Bailly : "L’exercice demeure difficile mais le défi me plaît"

C’est un petit livre original que vient de publier l’écrivain nanatis Jena-Louis Bailly sous le titre « La chanson du Mal-Aimant » (éditions Louise Bottu), version revue et corrigée sans le « e » de la chanson du Mal-Aimé d’Apollinaire. Il s’en explique.

Presse Océan : Comment et quand est né votre ouvrage « La chanson du Mal-Aimant ?

Jean-Louis Bailly :  « La Chanson du Mal-Aimant » a été écrite il y a quelques années déjà. J’avais déjà « traduit » sans utiliser le e un autre poème d’Apollinaire, « Mai », pour répondre à la demande d’un ami compositeur qui cherchait des paroles pour un lied (qu’il a écrit ensuite sans utiliser le ré…) Ce premier poème ne comptait que 17 vers. « La Chanson du Mal-Aimé » en compte 285 : le défi était d’une autre taille !

Qu’est-ce qui vous plaît dans ce genre d’exercice ?

"Le défi, bien sûr ! Dans La Disparition, Georges Perec avait « traduit » en lipogramme six poèmes classiques. Le seul plan sur lequel on pouvait espérer rivaliser avec lui était celui de la longueur, mais il a tout inventé ! L’exercice demeure difficile. C’est aussi, pour un écrivain, un excellent eentraînement que de pousser dans ses retranchements ce qui est son seul outil : la langue. Enfin, il entre là-dedans pas mal d’humour (j’espère) : c’est un plaisir pour le lecteur que de voir à quelles contorsions l’auteur se livre pour venir à bout de son défi !"

Avez-vous des manies d’écriture ?

« Très peu de manies d’écriture : j’écris chez moi, au café, dans le train, à la plume, à l’ordinateur, tout me va. Quand un texte doit sortir, il sort… « La Chanson du Mal-Aimant » s’est souvent écrite dans mon lit, dans le noir, et de tête : je connais par cœur une bonne centaine de vers du poème original.

Quels sont vos aînés/références ?

« Mon métier de professeur m’a conduit (et j’en suis heureux) à aimer tout le monde, ou presque, chez les auteurs anciens… Particulièrement Flaubert, pour son souci de la perfection et son ironie ravageuse, plus près de nous Faulkner, Queneau, Perec, et parmi les contemporains Echenoz, Michon… En réalité, tous les auteurs chez qui le désir de faire une œuvre d’art compte davantage que le « message » - pour faire passer un « message », le slogan sur une affiche sera toujours plus efficace qu’un roman.

Un mot sur votre prochain projet ?

« Un recueil de micro-nouvelles paraîtra en 2015 à l’Arbre vengeur, excellente maison qui m’accompagne depuis 5 ans. Et je viens de commencer l’écriture d’un roman, beaucoup trop peu avancé encore pour que j’en parle ».

 

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