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Nantes La famille tchetchène maintenue au centre de rétention

0 24.07.2013 19:25

 Le tribunal administratif de Rennes a rejeté le recours déposé par une famille tchetchène avec deux jeunes enfants contre son placement en centre de rétention administrative.
Le couple de demandeurs d'asile, âgés de 31 ans et 23 ans, ainsi que leurs deux enfants de 2 et 3 ans, ont été interpellés tôt dimanche à Nantes dans l'hôtel où ils résidaient et emmenés au CRA de Saint-Jacques-de-la-Lande, dans la périphérie de Rennes.
Ils seront présentés jeudi au juge des libertés et de la détention, indique la Cimade.
Ils risquent l'expulsion vers la Pologne, premier pays par lequel ils sont entrés dans l'Union européenne et où, selon la convention de Dublin II, ils sont censés déposer leur demande d'asile.
Or, la Pologne n'accorde qu'exceptionnellement l'asile politique, et encore moins pour les ressortissants tchetchènes, selon la Cimade. De plus, de nombreux Tchetchènes se considèrent menacés en Pologne en raison des "infiltrations par la frontière biélorusse des services secrets du président tchetchène Ramzan Kadyrov".
En 2009, la cour d'appel d'Angers avait argué du faible taux d'attribution du statut de réfugié politique accordé par l'Etat polonais pour permettre à un couple de Tchetchènes de déposer une demande d'asile en France.
Par ailleurs, la Cour européenne des droits de l'homme a condamné la France, début 2012, pour le placement d'enfants en centre de rétention. Sous la présidence Hollande, le principe de cette rétention d'enfants "n'a pas été véritablement remise en cause", déplore la Cimade. L'association relève en effet qu'une circulaire stipule que les familles doivent être, en priorité, assignées à résidence et non internées dans un centre fermé, mais que "cette circulaire est très restrictive".
"Après un an d'application (...) le gouvernement poursuit une politique répressive contraire à l'intérêt de très jeunes enfants. Ces enfants n'ont pas leur place dans un lieu d'enfermement particulièrement anxiogène et traumatisant (...) Le gouvernement doit changer la loi pour mettre fin à l'enfermement des enfants, y compris à Mayotte où le procédé est quotidien", écrit la Cimade dans un communiqué.

Avec AFP

 

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