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Nantes La ville renonce aux salles de shoot

0 19.02.2013 09:24
Nantes. La ville renonce aux salles de shoot

Nantes. Daniel Bernier est directeur du "Triangle", une association d'aide aux toxicomanes et à leurs familles

Photo PO-N.B.

Daniel Bernier, directeur du Triangle - association venant en aide aux toxicomanes et à leurs familles - pourtant favorable au projet, n'a pas fait acte de candidature.

"On n’a pas constaté de scène ouverte à Nantes, avec des consommateurs se droguant aux yeux et aux sus de tous, et des seringues usagées jetées n’importe où, comme cela peut être le cas à Paris ou Marseille", énonce Aïcha Bassal, adjointe à la santé à la ville de Nantes (Europe Écologie Les Verts) également favorable, "à titre personnel".

Le projet de salle de shoot a donc été mis en sourdine. Mais pas forcément jeté aux orties. En cas de bilan positif des futures expérimentations menées dans l’Hexagone, le cahier des charges du Caarud, à Nantes, pourrait toujours être élargi, glisse-t-on en coulisses.

Ce dispositif, qui vient de recevoir le feu vert du Premier ministre Jean-Marc Ayrault (PS), s’adresse à une population toxicomane vivant dans la rue, ou dans des squats de fortune, exposée à des risques sanitaires accrus (contamination VIH, hépatite C).

Les associations d’aide aux toxicomanes de Nantes et Saint-Nazaire, qui viennent de fusionner, accueillent près de 1400 personnes chaque année. L’âge moyen des personnes dépendantes se situe autour de 32 ans.

Réticences et inquiétudes policières

À Nantes, Alliance Police, le syndicat de police majoritaire, est fermement opposé aux salles de shoot. Thierry Spitz, le secrétaire régional du syndicat voit dans ces centres la source de plusieurs difficultés.

Il craint en premier lieu l’apparition d’une zone de non-droit autour des salles de consommation. S’il entend que les salles de shoot seront ouvertes aux toxicomanes de rue, pour des raisons d’hygiène et de santé publique, Thierry Spitz considère que "le remède sera pire que le mal".

"Les policiers ne sont pas dans l’idéologie mais dans le concret. Ce sont eux qui, dans la rue, doivent gérer les conséquences de la prise de drogues. Qu’adviendra-t-il le jour où un toxicomane agressera quelqu’un après s’être shooté dans un de ces centres ? En autorisant une pratique qui reste illégale, on joue avec le feu. À moins que ces salles ne soient qu’un pas vers la dépénalisation de l’usage des stups. Mais, là encore, nous y sommes totalement opposés. »

Un labo ambulant pour contrôler les drogues

Une structure spécialisée dans la réduction des risques souhaite mettre en place, cette année, un laboratoire ambulant permettant d’analyser les drogues qui circulent lors des grands rassemblements festifs organisés en Loire-Atlantique.

"Il ne faut pas se leurrer, on ne peut pas empêcher la circulation de toutes les drogues, note Daniel Bernier, de l’association d’aide aux toxicomanes « Le Triangle ». On sait que certaines substances sont particulièrement nocives, car coupées avec des produits qui s’avèrent encore plus toxiques. L’objectif, c’est donc de contrôler des échantillons sur le terrain, d’avoir des premières indications rapidement pour alerter, le cas échéant, les consommateurs sur la dangerosité particulière de produits."

Plus d'informations à lire ce mardi dans Presse Océan.


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