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Nantes Le roman du Nantais Olivier Bourdeaut fait sensation

0 26.01.2016 16:34
Olivier Bourdeaut, dans les dix meilleures ventes de ce début d'année.

Olivier Bourdeaut, dans les dix meilleures ventes de ce début d'année.

Photo Sandrine Cellard

 Il a suffit de quelques jours après la sortie le 7 janvier chez Finitude de "En attendant Bojangles" pour que la vie d'Olivier Bourdeaut prenne un tour qui l'étonne encore lui même. Il signe l’un des beaux succès de librairie de ce début d'année, passant de l’ombre à la lumière.


Le premier roman, fort, fou et flambloyant, de ce Nantais de 35 ans se place parmi les plus belles ventes et le propulse sous les feux de la rampe. Le livre est déjà vendu en Allemagne, en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Suède et en Israël. Un retirage a été réalisée en urgence. Il est sollicité de partout, faisant une apparition le 14 janvier sur le plateau de l'émission "La grande librairie". L'ancien "cancre", comme il le reconnait lui même, va s'accorder quelques jours en Espagne pour souffler un peu. "En attendant Bojangles" fait référence à la chanson de Nina Simone "Mr Bojangles" (1971), sur laquelle dansent à la folie les parents du narateur. Interview

Presse Océan. Comment êtes-vous passé à l’écriture  ?
Olivier Bourdeaut. « Il y a des fantasmes que l’on garde secret au risque de paraître ridicule quand on les énonce. J’ai toujours gardé pour moi le fait d’écrire. J’ai eu la chance d’être renvoyé par mon employeur, un marchand de bien nantais. Mon frère m’a accueilli et j’ai passé deux ans à rédiger un roman très sombre, cynique, tous les jours à partir de 6 h du matin. Cela a été un excellent entraînement. »

Qu’est ce qui vous a encouragé à continuer ?
« J’ai reçu des refus positifs par des éditeurs de renom pour ce premier manuscrit. Leurs critiques m’ont incité à poursuivre. J’ai passé le concours du CFPJ avec une très bonne note mais je n’ai pas trouvé de stage. Il y a deux ans j’ai profité d’un break de deux mois pour me réfugier chez mes parents en Espagne. »

Avec l’idée d’écrire un nouveau roman ?
« J’ai voulu écrire l’inverse du premier manuscrit, quelque chose de lumineux, un besoin de gaîté et de mélancolie. Dans l’avion vers l’Espagne, passant de l’ombre à la lumière, je n’avais aucune idée. Finalement, le lendemain je me suis mis à ma table et tout est allé vite, en sept semaines. »

Ce choix, d’un roman lumineux, de l’histoire d’un couple dansant avec la folie, narrée par l’enfant et le père, est venu
d’un seul coup ?
« Oui. Et quand j’ai rencontré l’éditeur Finitude, nous avons enlevé quatre ou cinq lignes dans le roman. Je suis bien le seul fantaisiste de la famille. Ma grand-mère a cru que je parlais de ma mère et a mis une impression de mon roman à la poubelle. Il n’y a rien d’autobiographique et pas de sources familiales. »

Votre père a fait  un parallèle avec le style de Boris Vian mais on sent aussi une teinte de Scott Fitzgerald ?
« Je suis flatté, ils sont des dizaines de coudées au-dessus de moi mais je n’ai pas pensé à Boris Vian. »
« Chasser les mouches au harpon », avoir un oiseau de compagnie « superfétatoire », ce sont de véritables trouvailles !
« C’était la première fois de ma vie que je travaillais autant et avec autant de plaisir. L’idée des « décapités, des déménagés de la tête », je l’ai eu en marchant dans la rue, je ne pensais pas que ces trouvailles allaient plaire. »

Que ressentez-vous avec le succès ?
« C’est merveilleux. Cela dépasse ce que j’avais imaginé. Je n’ai pas eu le temps de réfléchir à ce qui se passe. Je gère en m’enfuyant une semaine en Espagne. Je n’ai plus l’esprit libre, je passe d’un rendez-vous à l’autre ».
Propos recueillis par Eric Cabanas

« En attendant Bojangles », Editions Finitude. 160 p. 15,50 €
Bio express
Né à Nantes il y a 35 ans, Olivier Bourdeaut y a vécu 30 ans et
fait ses études à l’Externat des Enfants Nantais. Petits boulots
dans l’immobilier, « de fiasco en échec », comme il le raconte, il a même été paludier au Croisic à l’été 2012.

 Olivier Bourdeaut sera en dédicace à la librairie Durance, cours des 50 Otages à Nantes le vendredi 5 février, à 18h.

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