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Nantes Les éditions nantaises Joseph K publient l’histoire de «Détective»

0 06.03.2017 16:43
Franck Lhomeau et Cécile You ont réalisé ce livre signé par Amélie Chabrier et Marie-Eve Thérenty

Franck Lhomeau et Cécile You ont réalisé ce livre signé par Amélie Chabrier et Marie-Eve Thérenty

Photo : Stéphane Pajot

Les éditions nantaises Joseph K publient l’histoire de « Détective » de 1928 à 1940, la saga de ce grand hebdo des faits-divers. Les deux auteurs, Amélie Chabrier et Marie-Eve Thérenty ont écrit ce livre à l’occasion de l’exposition « Détective, fabrique de crime ? », qui a lieu à la Bibliothèque des littératures policières (BiLiPo) à Paris.
Fondé par Gallimard avec l’aide des frères Georges et Joseph Kessel, le journal Détective a été créé en 1928. Des plumes telles que Mac Orlan ou Francis Carco s’y collent. Le journal connaît un succès fou dans les kiosques. « Le dépeceur de Lyon », « Crime sans cadavre », « Les mains du tueur Weidmann », les « une » s’enchaînent, aux titres sans concession. Le premier rédacteur en chef est un Nantais. Édouard Séné, antimilitariste convaincu qui vivra néanmoins l’enfer des tranchées. Édouard Séné participera à la création de journaux anarcho-syndicalistes comme « La Guerre sociale ». En 1932, quatre ans après le lancement de Détective, il meurt à l’âge de 45 ans. Georges Kessel écrira : « Il était le plus vieux d’entre nous : et pourtant combien il nous a dépassés pour la fougue et la jeunesse ». Les affaires emblématiques comme celles des Sœurs Papin à Angers (l’une d’elle finira sa vie à Nantes) ou le cas Stavisky, contribueront à ce succès. Le bagnard Eugène Dieudonnné signera en 1929 une enquête sur la vie des forçats tandis qu’Henri Danjou recueillera le journal de la parricide Violette Nozière.

Des correspondants travaillent pour le journal. À Nantes, il s’agit de Jacques Maufra. Le journal sera la cible de critiques virulentes, d’aucuns condamnaient son immoralité. C’est son histoire, cette saga surprenante que décryptent avec talent les deux auteurs. « Ce journal reflète, par sa tension entre le paradigme de l’enquête et l’utilisation de l’autofiction, les paradoxes des années trente ».

REPèRES
Exposition jusqu’au 1er avril, Bibliothèque des littératures policières (BiLiPo), 48, rue Cardinal Lemoine, Paris « Detective, fabrique de crimes »
Éditions Joseph K. 24 €.
Photo SP

 

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