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Nantes Les policiers traquent les "autos UberPOP", les chauffeurs de taxi aussi

1 24.06.2015 06:00
Les policiers ciblent les secteurs de la gare, les hôtels et lieux de vie, pour les contrôles.

Les policiers ciblent les secteurs de la gare, les hôtels et lieux de vie, pour les contrôles.

Photo PO

Ils ont fait tourner le moteur de leurs voitures le 8 juin à Nantes. Eux, ce sont les conducteurs amateurs d’UberPOP - du nom de l’application en ligne mettant en relation des automobilistes proposant, moyennant finances, de transporter des particuliers sur un trajet donné - qui concurrencent furieusement les chauffeurs de taxi. Aussitôt, ces derniers ont vu leur sang bouillir dans les veines.

Le préfet de Loire-Atlantique a pris un arrêté interdisant la circulation des véhicules UberPOP, considérant que « ce service ne correspond à aucun type d’activité de transport de personnes autorisé par la loi ». Mais les voitures circulent toujours. Combien bravent la loi ? Difficile à dire mais les chauffeurs de taxi estiment qu’ils sont ponctuellement « 27 conducteurs sur la place nantaise ». Excédés, les taxis ont décidé de traquer les concurrents hors-la-loi, et de les livrer à la police.

Risques de rixes

Illustration ce vendredi 19 juin, à 1 h 30 du matin. Tony, chauffeur de taxi, a téléchargé l’application UberPop et s’est fait passer pour un faux client. « Je l’avais repéré alors que j’étais place du Commerce. Il a réussi à faire huit courses quand j’en ai assuré deux. Alors j’ai décidé de jouer au client. J’ai appelé, il m’a pris à bord, et avec les collègues, on l’a coincé gentiment place René-Bouhier. C’était un petit gars pas méchant, avec un CDI. Il a été manipulé par le système UberPop, qui lui proposait 20 € de l’heure tout le week-end, même s’il ne roulait pas. On a attendu que les policiers le prennent en charge. »

Situation dangereuse, qui peut dégénérer à tout moment. « Samedi dernier, un conducteur que l’on venait de coincer était furibard et menaçait d’en venir aux mains », note Tony, qui admet qu’il faut aussi canaliser l’énervement de certains collègues.

Mercredi 17 juin et ce vendredi 19 juin, les policiers ont orchestré une vaste opération de contrôle. Aux alentours de la gare, des hôtels, des lieux de vie. En vain. Aucun conducteur UberPOP n’est tombé dans leurs filets. « On n’a pas le droit de tendre de piège, et de se servir de l’application, note un officier. Alors il faut y aller au flair. Cibler des voitures bien entretenues, qui donnent envie de faire un bout de chemin, avec un ou plusieurs passagers à l’intérieur… Le souci, c’est que les conducteurs qui sont dans l'illégalité installent désormais leur passager devant, à leurs côtés. »

En attendant, les policiers assurent qu’ils vont multiplier les contrôles. « Se montrer, c’est aussi dissuader », espère-t-on en coulisses.

Un an de prison et 15 000 € d’amende encourus

Les conducteurs UberPOP encourent officiellement un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende. « Le permis de conduire peut également être suspendu cinq ans et la voiture confisquée », précisent les autorités.

Quatre contrevenants ont pour l’heure été interpellés et entendus au commissariat de Waldeck-Rousseau. La justice n’a encore pris aucune décision dans ces dossiers.

Dossier complet à suivre dans Presse Océan mercredi 24 juin

Commentaires (1)

"Le permis de conduire peut également être suspendu cinq ans...
Cyril mar, 23/06/2015 - 09:19

...et la voiture confisquée " totalement illégal dans le cas d'Uber pop !

Le permis de conduire peut être suspendu cinq ans et la voiture confisquée uniquement lorsqu'il y a une infraction grave au code de la route : dépassement de plus de 20-30 km/h de la vitesse en centre ville, taux d'alcoolémie de plus de 0,5 g/L de sang, etc...

Pour ça que la justice classe les dossiers sans suite.

En revanche, les chauffeurs de taxis qui organisent les guets apens risquent gros : le motif de séquestration voire agression physique aurait pu être retenu place rené Bouhier.

Dans tous les cas, le chauffeur de taxi s'il avait été agressé par le jeune de 20 ans n'aurait pas pu déposer plainte contre lui : pire il aurait probablement été poursuivi pour faux et usage de faux (se faire passer pour un faux client).
Comme quoi, il ne faut jamais se faire justice soi même !

Enfin, la phrase qui résume tout "Il a réussi à faire huit courses quand j’en ai assuré deux. " quand on est professionnel et qu'on fait 4 fois moins de courses qu'un "amateur", on n'essaie pas de planter l'amateur, on se remet en cause point !

 

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