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Nantes Livreurs à vélo : le travail en roue libre ?

1 10.08.2017 11:56
L'attente, parfois longue, est plus compliquée pour ces livreurs qui ne sont plus payés à l'heure. Photo PO - Julien Percheron

L'attente, parfois longue, est plus compliquée pour ces livreurs qui ne sont plus payés à l'heure. Photo PO - Julien Percheron

La colère monte chez certains livreurs à vélo. D’autres sont satisfaits de ce système à l’américaine.


En 2015, Deliveroo investit les rues de Nantes, au côté d’Allô Resto, pionnier de la restauration livrée. Ils sont rejoints un an plus tard par l’allemand Foodora, puis par l’américain UberEats. Les conditions d’emploi et de rémunération sont similaires : rémunération à l’heure ou à la course, avec des bonus qui varie de 2 à 4 euros en fonction des jours travaillés. Mais le 27 juillet dernier, l’entreprise Deliveroo, qui emploie environ 450 livreurs à Nantes, décide de faire passer tous ses livreurs à un nouveau contrat, attisant les tensions avec ceux, plus anciens, qui étaient encore payés à l’heure.

« Ils me relancent sans arrêt pour que je signe le nouveau contrat »

De 7,50 € de l’heure avec bonus, la rémunération se fait désormais à 5 € la course, sans bonus. « Ce nouveau contrat pose problème, parce que le midi et l’après-midi, il y a moins de courses et donc une perte du minimum horaire », explique Kévin, 21 ans, qui travaille depuis plus d’un an comme coursier. À Nantes, 70 % des livreurs Deliveroo sont étudiants et veulent, comme lui, gagner des sous à côté de leurs études. « Ils me relancent sans arrêt par e-mail, pour que je signe le nouveau contrat, mais je n’en ai pas envie », confie le jeune homme.

Il dénonce aussi les obligations liées au statut d’auto-entrepreneur, avec l’achat du vélo, de la tenue, du forfait et du smartphone, sans avoir de droits en contrepartie. Selon lui, aucune garantie de rémunération, pas de congés payés, de sécurité sociale, de mutuelle ou d’assurance. « En cas d’accident, c’est pour ma pomme », précise Kévin. De son côté, Robin Doussot, 24 ans, tempère. Posté sur son outil de travail, place du Cirque, il attend la prochaine course. Cet adepte des sports extrêmes, ancien skateur, ne comprend pas la grogne des livreurs.

Retrouvez notre dossier complet dans Presse Océan ce jeudi 10 août

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