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Nantes Passage Pommeraye : 38 000 ardoises posées sur les toits

0 20.05.2015 17:54
Eric Sorin sur les toits de Pommeraye : "C’est « le chantier le plus complexe et le plus difficile en accessibilité »

Eric Sorin sur les toits de Pommeraye : "C’est « le chantier le plus complexe et le plus difficile en accessibilité »

Photo : Nathalie Bourreau

Au terme de 7 500 heures de travail étalées sur 18 mois, Éric Sorin aura posé 38 000 ardoises avec son équipe de couvreurs afin de rénover les toitures du passage Pommeraye à Nantes.


C’est « le chantier le plus complexe et le plus difficile en accessibilité » sur lequel il a officié, indique Éric Sorin, qui travaille pour la société Lesurtel, basée à Chazé-sur-Argos dans le Maine-et-Loire. Et pourtant, celui qui est issu des Compagnons du tour de France a œuvré sur la cathédrale de Nantes, l’église Saint-Nicolas, le château des Ducs ou encore l’hôtel de ville de Vannes. Pas vraiment des petits chantiers.

De multiples toitures découpées au-dessus de quatre verrières 
« Quand je suis arrivé sur les toits, j’avais du mal à comprendre la géographie du passage Pommeraye. Elle se constitue en fait de multiples toitures découpées, 27 versants, au-dessus de quatre verrières ». Rapidement, Éric Sorin et son équipe localisent les structures à rénover et préparent un plan d’attaque. Mais pour y accéder, il faut passer en grande partie par des escaliers. « L’acheminement des matériaux a été long, ainsi que la mise en place des échafaudages ».  Sur la totalité des travaux, Éric Sorin estime avoir passé la moitié de son temps à « approvisionner l’équipe en pannes de bois (pièces de charpente N.D.L.R.) pour éviter de toucher aux verrières de façon à installer des patelages de protection sur lesquels reposent les échafaudages ». Et en tuiles bien sûr.
Chaque jour, durant dix-huit mois, quatre à cinq ouvriers s’y sont attelés. Voilà plusieurs dizaines d’années que ces lieux n’avaient pas été rénovés. « La toiture était fatiguée à 80 % », ajoute le couvreur zingueur.  « On s’est aperçu qu’il y avait plusieurs époques. Certains toits avaient été abîmés par une tempête de grêle et refaits, d’autres non ». Les ardoises viennent en majorité de Trélazé (49). « Je pense que nous avons été leur dernier client ». La fermeture du site a en effet été effective en 2014. Outre les toits, l’équipe d’Éric Sorin a réalisé tous les habillages sous les garde-corps des fenêtres qui recouvrent les corniches en pierre. Un travail de l’ombre mais essentiel pour la pérennité des bâtiments protégés.

Stéphane Pajot

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