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Nantes Stéphane Goetz : la traque de la brigade des fugitifs et de la PJ a payé

0 26.09.2014 17:45
Les enquêteurs étaient sur ses traces depuis des mois

Les enquêteurs étaient sur ses traces depuis des mois

Photo PO

La fiche signalant l'éxécution du mandat d’arrêt européen délivré à son encontre parle d'un « contrôle de routine ».


A l’en croire, les policiers néerlandais seraient tombés sur Stéphane Goetz, en cavale depuis dix mois, par hasard.
Il n’en est rien, selon nos informations. Les enquêteurs de l’antenne de police judiciaire de Nantes, épaulés par la Brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF), basée à Nanterre, avaient « logé » le Brestois de 28 ans, aux Pays-Bas.
Aucune coincïdence. Mais des mois de traque, après l’évasion de ce détenu considéré comme étant dangereux. En toute discrétion, des "sonnettes" avaient notamment été placées chez ses contacts et ses points de chute éventuels avaient été identifiés. Un gros travail avait été mené sur son environnement.

"L'enquête et les surveillances ont duré plusieurs mois et ont visé d'anciens co-détenus" de l'évadé "ainsi que ses connaissances dans le trafic de stupéfiants" dont il est présumé être un "spécialiste aguerri", indiquait hier la direction générale de la police nationale.  A cet égard, a dit la même source, il a "vécu et a continué cette activité" depuis son lieu de repli aux Pays-Bas. Selon la DGPN toujours, il était hébergé par des complices présumés d'un "juteux business" dont il reste à établir les détails et dont il était l'un des animateurs présumés.

Il a donc été rattrapé jeudi soir, à IJsselstein, commune de 34 257 habitants, située à 40 km d’Amsterdam et à 10 km d’Utrecht, aux Pays-Bas. Fin de cavale pour l’homme aux 23 condamnations, qui collectionne les mises en examen, à Rennes et à Nantes. Soupçonné d’être mêlé à une violente affaire de séquestration, sur fond de trafic de stupéfiants, et à une fusillade à Quimper, d’avoir blessé au couteau un détenu à Rennes, et de s’être évadé du CHU de Nantes, en novembre 2003, en blessant des surveillants pénitentiaires avec une lame de cutter, il risque de ne pas recouvrer la liberté avant un long moment.
Ce vendredi, la procureure de la République de Nantes, Brigitte Lamy, se disait « soulagée » de le savoir « sous contrôle » désormais.
Au terme de la procédure d’extradition (qui peut durer plusieurs semaines), Stéphane Goetz sera sans doute reçu par un juge des libertés et de la détention parisien, au moment où il sera remis aux autorités françaises.
Le magistrat instructeur nantais chargé d’instruire son évasion du CHU de Nantes le recevra ensuite.
Sous très haute surveillance. A coup sûr.


Anne-Hélène Dorison


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