Recevez gratuitement la lettre d'information générale de Presse Océan.
Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Je m'inscris !

Nantes Un enseignant nantais avait été battu à mort au Caire en 2013

0 06.06.2014 16:46
La famille de la victime sollicite la justice

La famille de la victime sollicite la justice

Photo PO-NB

Eric Lang, un professeur nantais de 49 ans, avait été battu à mort dans un commissariat du Caire à l’automne 2013.


Six de ses codétenus égyptiens comparaissent pour une première audience à partir de mardi devant un tribunal égyptien, soupçonnés d’être les auteurs des coups qui lui ont coûté la vie, le 13 septembre 2013.

Mais les proches d’Eric Lang estiment que les auteurs présumés des violences ne sont pas les seuls responsables et reprochent à la police son attitude. Elle a donc demandé le 29 mai à la justice française, qui enquête pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner", d’étendre l’information judiciaire menée à Nantes à des faits présumés de « non assistance à personne en danger », mais aussi de « séquestration » et « d’abus d’autorité ».


Outre le fait que l’enquête n’a pas porté sur la responsabilité éventuelle de la police, les proches d’Eric Lang lui reprochent de ne pas l’avoir libéré alors que, selon elle, le parquet du Caire avait ordonné cet élargissement dès le 7 septembre, soit plusieurs jours avant les violences. Selon une source proche du dossier, les autorités diplomatiques françaises rapportent que les codétenus d’Eric Lang l’auraient "tabassé du matin jusqu’au soir du 12 septembre", et auraient même été "encouragés" par un policier.

De plus, relèvent les diplomates, aucun médecin n’a été appelé alors qu’Eric Lang, qui a été changé plusieurs fois de cellule, était blessé. A l’automne, la famille d’Eric Lang avait déposé plainte contre le ministre de l’Intérieur égyptien, le commissaire de Qasr el-Nil et son adjoint.


Selon des responsables des services de sécurité égyptiens, Eric Lang avait été interpellé le 6 parce qu’il ne respectait pas le couvre-feu nocturne en vigueur au Caire, et qu’il était en état d’ivresse. Selon ses avocats, il avait été arrêté avant l’heure du couvre-feu.

 

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.
inscription à la lettre d'information générale
logo Presse Océan

Vous avez aimé cet article ?

Recevez gratuitement la newsletter Presse Océan.

Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.