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Nantes Un travail de fond à mener, dix ans après les violences urbaines

1 05.11.2015 21:35
Karim Ammour et Aïcha Boutaleb. Photo PO-Cédric Blondeel

Karim Ammour et Aïcha Boutaleb. Photo PO-Cédric Blondeel

Des acteurs associatifs, connaissant les quartiers, espèrent un travail de fond primordial auprès des jeunes à Nantes et dans l'agglomération.

Ils ont beaucoup donné. Après les violences urbaines, ils ont continué à se mobiliser dans les quartiers nantais. Dix ans après, tout reste à faire. « La sociologie des quartiers a tellement bougé qu'il faut une analyse fine pour travailler au plus près des jeunes qui ne sont plus les mêmes qu'il y a dix ans », note Karim Ammour, artiste et directeur artistique de l'association culturelle nantaise Cité monde. Maintenant, la jeunesse semble « désenchantée »

De nouvelles semaines de violences peuvent revenir ? « On remarque plutôt un silence criant des gens dans une telle souffrance... ça s'exprime dans le vote... », note l'un des fondateurs du collectif du 30.11 après les violences urbaines. « Les problèmes doivent être réglés dans leur globalité sur l'économie locale, l'urbanisme, l'emploi, la culture, le sport, etc ».

Avec d'autres acteurs associatifs, il participe aux débats sur la politique de la ville. Il garde espoir ; un nouveau travail (État, collectivités, association, etc) est activé depuis un an. « Tout semble lancer pour que les actions soient mieux coordonnées ».

Pour Aïcha Boutaleb, directrice du Centre interculturel de la documentation et aussi une ardente militante pour les quartiers, « la situation des habitants n'a pas évolué : la précarité, la défiance institutionnelle, ... » note-t-elle. « En France, il faut mettre sur la table les sujets sensibles. On intervient auprès de certaines populations comme au temps des colonies. Tant que les habitants issus de l'immigration seront discriminés, ils ne se sentiront pas français. N'oublions pas liberté, égalité, fraternité. Les politiques ne doivent pas diviser ».

D'autres témoignages et avis (comme celui d'Ahmed Ben Saïd, directeur de l'associatin Fête le mur - du tennis contre l'exclusion lancé par Yannick Noah - aux Dervallières ) à lire dans Presse Océan de vendredi 6 novembre

 

Commentaires (1)

A l'époque, Nantes a plutôt été sauvegardée
observateur44 ven, 06/11/2015 - 18:17

de ces violences urbaines. Notamment grâce à l'importance et l'efficacité des politiques menées en faveur du renforcement du rôle des associations locales. Nantes était d'ailleurs cité en exemple et l'est toujours, semble-t-il, alors que la gravité des incivilités tend à augmenter en ce moment. Faire confiance et crédibiliser les gens acteurs du terrain, telle est la pratique nanto-nantaise et beaucoup de villes nous l'envient.

 

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