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Nantes[LONG FORMAT] Aux assises, la terrible audition du petit garçon maltraité

0 03.03.2016 22:25
La journée fut difficile aux assises, ce jeudi

La journée fut difficile aux assises, ce jeudi

Photo PO

 La cour d’assises de Loire-Atlantique juge depuis mercredi un homme de 26 ans, pour "actes de torture et de barbarie". Ce jeudi, les jurés ont notamment entendu les enfants.

Ce jeudi matin la directrice d’école, qui avait donné l'alerte, et la pédiatre du CHU de Nantes, avaient raconté, avec émotion, la découverte des sévices subis par les deux enfants, âgés de 7 et 8 ans, en juin 2014.

"On aurait dit qu’ils sortaient d’un camp de concentration", avait notamment déclaré ce médecin très aguerri à la barre. "Notre équipe a de l’expérience. Recevoir des enfants victimes de maltraitance fait partie de notre quotidien. Mais dans la mémoire des personnels qui ont eu à s’occuper d’eux, la trace est indélébile. Dans le service, personne n’a oublié ces enfants. C’était terrifiant".

Cet après-midi, ce sont les témoignages du petit garçon et de la petite fille qui ont envahi la salle d’assises. Leurs auditions, filmées, avaient été enregistrées peu après le signalement des faits. Sur l’image, le petit garçon, cheveux rasés, assis dans un fauteuil, en pyjama d’hôpital, répond au gendarme qui l’interroge, doucement.

Le gendarme : "Vous faisiez quoi à la maison ?"

Le petit garçon : "Avec papa, des fois, on jouait à la console et des fois, il nous tapait."

Le gendarme : "C’était ton papa ?

Lui : "Ah ben non, c’est mon beau-père. Mon vrai papa, il est mort".

Le gendarme : "Et pourquoi il faisait ça ?"

Lui : "Il aimait pas qu’on pleure. Ou quand on voulait pas faire de sport. Il voulait qu’on fasse des pompes, 100, 1 000. C’étaient des punitions."

Le gendarme : "Et pourquoi il vous punissait, papa ? "

Lui : "Ben, je sais pas. On avait rien fait. Des fois, il nous disait de courir autour du trampoline. Il fallait courir jusqu’à ce qu’il dise d’arrêter. Des fois aussi, il nous tapait avec le tuyau d’arrosage. C’est pour ça qu’on a des bleus. Le tuyau, il était jaune. Il fouettait. Il tapait avec la main aussi. Elle est forte, sa main."

Le gendarme : "Il tapait où ?"

Lui : "Ben partout. Il nous tapait partout. Un jour, j’ai saigné de la bouche et un jour de la dent. Et un jour aussi, il m’a cassé le nez. Des fois aussi, on fait de la boxe. Mais moi, je tape pas parce que j’ai pas envie d’en faire de la boxe. C’est pour ça qu’après il tape. Au début, c’était un jeu. Mais après, c’était plus un jeu."

Propos recueillis par Anne-Hélène Dorison

 

Lire Presse Océan vendredi 4 mars 2016

 

 

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