Recevez gratuitement la lettre d'information générale de Presse Océan.
Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Je m'inscris !

Aéroport Relaxes partielles pour les opposants jugés ce vendredi

1 18.07.2014 18:14
Les avocats de la défense : Me Pierre Huriet (à gauche) et Me Benoit Poquet

Les avocats de la défense : Me Pierre Huriet (à gauche) et Me Benoit Poquet

Photo PO-Anne-Hélène Dorison

Quatre Rennais, âgés de 24 à 30 ans, comparaissaient ce vendredi après-midi, devant le tribunal correctionnel de Nantes.

Le 17 juin, ils avaient été interpellés par la brigade anticriminalité (Bac), alors qu’ils circulaient sur le périphérique nantais, à bord d’une Peugeot 405. Dans la voiture, deux lampes torches, des cadenas, du matériel de bricolage, une pince, un pied-de-biche et des affiches avaient été découverts. À l’issue de leurs gardes à vue, les jeunes gens avaient été renvoyés devant le tribunal pour « association de malfaiteurs », les enquêteurs les soupçonnant d’avoir « eu l’intention de commettre des dégradations au palais de justice de Nantes ».

Ce que les prévenus ont nié ce vendredi, devant le tribunal. « Le comité de soutien de Rennes nous avait demandé de transporter ces dons jusqu’à Nantes, pour l’organisation du banquet de la Zad, c’est tout ».

Considérant qu’ils avaient pourtant « des intentions belliqueuses » ce jour-là, le procureur a requis leur condamnation. « Le ministère va trop vite et trop loin ! », a plaidé la défense. « Juridiquement, l’association de malfaiteurs n’existe pas ! Il y a du fantasme dans ce dossier. Il faut arrêter avec cette frénésie sécuritaire et cette volonté de communiquer ! Dans les dossiers touchant à Notre-Dame-des-Landes, on trouve toujours un panachage », remarque la défense, non sans ironie. « Il y a un toujours un délit fort (NDLR : ici, l’association de malfaiteurs, à ses yeux) que les médias et la population retiennent, et puis il y a tout un fond d’infractions, qui permettent toujours au dossier de ne pas totalement s’effondrer ».

Les prévenus ont été relaxés du chef d’association de malfaiteurs. Ils ont également été relaxés des chefs de vol et recel de vol (selon les enquêteurs, les lampes torches avaient été volées. Ce qui n’était pas prouvé selon la défense).

Ils ont revanche été condamnés pour avoir refusé de se soumettre aux prélèvements lors de leurs gardes à vue.

Les peines s’échelonnent de 3 à 6 mois avec sursis. L’un des prévenus avait en effet par ailleurs fourni une fausse identité, dans un premier temps, aux policiers.

Le ministère public avait requis des peines de 6 mois de sursis simple à 10 mois de sursis avec mise à l'épreuve pendant deux ans, assorties d'interdiction de paraître en Loire-Atlantique.

Lire aussi :

Nantes-Rennes Blocage de la 2x2 voies par les anti-aéroport : le trafic reprend

Loire-Atlantique "Les opposants à l'aéroport montrent encore leur vrai visage"

Commentaires (1)

Excellente analyse de la défense
Cyril ven, 18/07/2014 - 18:33

« Il y a un toujours un délit fort que les médias et la population retiennent, et puis il y a tout un fond d’infractions, qui permettent toujours au dossier de ne pas totalement s’effondrer ».
ça illustre bien la situation actuelle.
En parallèle, le nombre de cambriolages augmente d'année en année dans le département : peut-être mettre les moyens (financiers et techniques) pour dissuader les cambrioleurs.

 

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.
inscription à la lettre d'information générale
logo Presse Océan

Vous avez aimé cet article ?

Recevez gratuitement la newsletter Presse Océan.

Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.