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Notre-Dame-des-Landes AGO (Vinci) sort de son silence

4 09.10.2014 21:25
L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes devait ouvrir initialement en octobre 2017

L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes devait ouvrir initialement en octobre 2017

Jacques Ferrier Architecte copiright

Depuis des mois, le concessionnaire du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne s'exprime quasiment plus. Sollicité par Presse Océan, Aéroport du Grand Ouest (AGO), filiale du groupe Vinci, a fini par rompre le silence ce jeudi  pour répondre aux interrogations suscitées par les révélations du Canard Enchaîné de mercredi : le futur aéroport serait au final plus petit que l'actuel, à Bouguenais.

"On est sur deux modèles d'infrastructures totalement différents, de conception, de générations différentes. de fait, ils ne sont pas comparables", affirme la porte-parole d'AGO. "On ne conçoit plus les infrastructures d'aujourd'hui et de demain comme celles des années 30 et 70. Nantes Atlantique a évolué au fil des temps. Notre-Dame-des-Landes a été conçu avec de nouvelles considérations de besoins notamment en terme de fréquentation. C'est un projet évolutif et l'on sait déjà que la fréquentation ne sera pas la même entre aujourd'hui et sa mise en service ", ajoute-t-elle. Et de préciser que le futur aéroport "s'adresse à toutes les compagnies, régulières ou low cost. Pour Notre-Dame-des-Landes, nous avons la chance de partir d'une copie blanche, avec de nouveaux besoins, de nouveaux modes de conception..."

Il reste que les surfaces prévues pour Notre-Dame-des-Landes semblent ne pas correspondre aux ratios préconisés par la direction générale de l'aviation civile (DGAC) pour l'étude de réaménagement de Nantes Atlantique (novembre 2013), écarté par les pouvoirs publics car jugés trop onéreux. Là, AGO renvoie à la DGAC : "Nous n'avons pas inventé cette infrastructure. Nous avons répondu à une demande de l'Etat".

Contactée par Presse Océan, la DGAC n'a pas répondu.

Plus d'informations dans Presse Océan du vendredi 10 octobre

Commentaires (4)

NOTRE DAME DES LANDES
jean.marie.ravier ven, 10/10/2014 - 10:10

On sent VINCI un peu gêné!
On le serait à moins: d'un côté, NANTES ATLANTIQUE est une star de rentabilité: 15 millions de profits sur 50 millions de CA!, croissance rapide car très compétitif, tout est amorti depuis longtemps, aucun mal à attirer les low costs, VOLOTEA se félicitait hier d'être à NANTES ATLANTIQUE, et ouvre encore de nouvelles lignes!
D'un autre côté, beaucoup d'aléas le terrain de NOTRE DAME DES LANDES est pourri, le contribuable n'accueillera pas de gaité de cœur les surcouts, dont une partie sont de toute façon à la charge du concessionnaire
celui ci devra donc sortir 600 à 800 millions d'euros d'argent frais, finie la compétitivité, finie la croissance, on se retrouve dans le contexte de LYON SAINT EXUPERY qu'on veut singer, et qui est un gouffre à subventions, qui n'arrive pas à développer sa clientèle low cost, et qui végète en queue de classement des aéroports français depuis des années.
VINCI sait très bien que l'exemple à suivre est plutôt le vieil aéroport de GENEVE COINTRAIN, monopiste datant des années 20, régulièrement remis a jour, et qui a complètement décroché LYON en récupérant l'essentiel du trafic low cost de la région.
Inutile de dire que GENEVE n'a pas besoin de subventions et a une rentabilité éblouissante!
C'est bien ce qui compte pour VINCI!

Non, justement
observateur44 ven, 10/10/2014 - 16:57

En réponse à jean.marie.ravier - NOTRE DAME DES LANDES

C'est parce qu'il y aura deux pistes, l'une pour les atterrissages, l'autre pour les décollages que la gestion des départ et arrivées de voyageurs nécessitera moins de capacités de "stockage" à l'exception de l'accueil des bagages (salles + grandes qu'à Nantes Atlantique).
Enfin, le sol d'une éventuelle piste à créer à Nantes Atlantique serait beaucoup plus "pourri" qu'à NDDL. Par ailleurs, son éventuelle construction exigerait la fermeture de N.A pendant des mois, ce que Nantes ne peut se permettre sans perdre tous les gains de clientèle déjà obtenus.

Intox !
th.msn.965 ven, 10/10/2014 - 17:22

En réponse à observateur44 - Non, justement

Aucune étude sérieuse n'indique qu'il faut condamner la piste actuelle à NA !!! Quand à la nature du sous sol de NDL, il est déjà imaginé de le renforcer à grand renfort de structure à base d'injection de chaux afin de le rendre moins mou (type longrines ou pieux multiples)
De plus le chiffrage avancé pour un tel exercice est hallucinant et irréel !!! Il suffit de comparer avec ce qui est comparable dans la vraie vie (chantiers en cours ou déjà réalisé (Orly ou CdG, Chicago, re surfaçage Luxembourg, Francfort, Zurich sans aucune fermeture de ces aéroports…)
La spécialisation des pistes est un autre exercice qui ne se pratique plus depuis… 1973 en création de plate forme, les pistes en doublet sont aujourd'hui… parallèles !
Quand à la gestion des flux (passagers débarquants/embarquant), il n'y a pas de solution miracle, il faut de la surface.
Pour conclure, l'indélicatesse de réclamer des augmentations de surfaces et de moyens pour améliorer NA (chiffrages par le STAC sous couvert de la très chère DGAC) alors qu'à l'inverse on réduit ces mêmes surfaces et moyens à NDL doit interpeller les services publics (ce sont nos finances au passage).
Reste un détail de plus (parmi tant d'autre…), les services d'intervention (SSLIA ou pompiers) devraient avoir à parcourir au maximum 2150m pour intervenir sur un avion en cas d'incident ou d'accident selon les recommandations de la DGAC; le point le plus éloigné à ce jour à NA est à 1700m, demain sur le projet de NDL il sera à … 3200m
On se moque de qui ? au service de qui ?

Les explications de Vinci ne volent pas haut
sven.jelure jeu, 09/10/2014 - 22:35

Voilà une explication bien emberlificotée ! Vinci invoque de « nouvelles considérations de besoins », mais de quoi s’agit-il ? Le nouvel aéroport ne serait-il pas destiné comme celui d’aujourd’hui à accueillir des passagers, les enregistrer, les faire patienter, les contrôler, les acheminer vers les avions, etc. ?
Et en quoi les « modèles d’infrastructures » seraient-ils « totalement différents » de nos jours ? Va-t-on se passer de pistes, de parkings, de passerelles, de salles d’attente, de comptoirs d’enregistrement, de portiques de contrôle, de boutiques, d’hôtesses d’accueil, de toilettes, etc. ? Non ? Alors les modèles ne sont pas « totalement différents »...
C’était bien la peine de « rompre le silence » ! En fin de compte, Vinci n’explique rien mais confirme qu’il y a du bourrage de crânes dans cette affaire.

 

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