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Perchés sur leurs grues, à Nantes, ils attirent de moins en moins l'attention

2 16.02.2013 16:24
Au pied des grues, la police est obligée d'assurer une veille

Au pied des grues, la police est obligée d'assurer une veille

Photo PO-Anne-Hélène Dorison

Résumons : Serge est perché sur sa grue jaune depuis vendredi matin. Il disait vouloir revoir son fils. Tout au long de la journée, les autorités se sont démenées pour que ce père qui se disait en "détresse" obtienne un rendez-vous avec la Justice, en urgence. Ce qui ne fût pas simple. Pour des tas de raison. Mais à 19h30, une requête urgente signée du juge lui a été remise, avec un rendez-vous à la clef, et sous peu, s'il vous plaît. En prime, l'homme s'est vu proposer un logement, lui qui vivait dans une caravane. Tout cela ne l'a pas contenté. Il n'est pas descendu et se trouve toujours perché à 40 m de haut, à l'heure qu'il est... Avec sa grande banderole bien visible, trois téléphones portables, à disposition, pour répondre aux journalistes notamment et des sandwiches tout prêts, histoire de pouvoir occuper le terrain encore plusieurs jours.

Pour mémoire, ce père de famille, qui dit ne plus revoir son fils depuis deux ans, a été condamné à un an de prison, dont quatre mois de prison fermes, pour avoir enlevé son fils, qui se trouvait en vacances chez ses grands parents. Des violences avaient été exercées à cette occasion. L'homme a été condamné en septembre 2012. L'enfant avait été retrouvé en Ardèche, trois mois et demi plus tard... Cet homme s'est vu retirer l'autorité parentale.

Autre père, autre histoire...

Acte II : pendant la nuit, un autre père, âgé de 34 ans, décide de parcourir 800 kilomètres pour "soutenir" le premier avec qui il est en contact, via les réseaux sociaux. La situation de cet homme est différente. Là encore, il est question d'affaire privée, de séparation compliquée et d'enfants au milieu de tout cela. Les siens sont très jeunes. Ils seraient partis trop loin de lui. Mais la Justice, qui est à l'oeuvre dans ce dossier, ne s'est pas encore prononcée.

Ce matin, les  nombreuses caméras qui observaient le premier hier se sont déplacées de quelques mètres pour aller écouter le second. Mais à l'heure qu'il est, le public est moins nombreux.

Le père de famille venu de la Drôme - et qui s'est installé sur la grue grise - a promis de descendre à 17 h.

A cette heure a priori, aucune autre grue nantaise n'aurait été prise d'assaut.

A.-H.D.

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Commentaires (2)

la loi ne sera toujours que la loi
pi.cormerais sam, 16/02/2013 - 19:42

A quand la prise des grues sur les quais des autres ports de France et de Navarre, après pourquoi pas les ponts sur les fleuves et autres lieux en hauteur. Bien sur le malheur de ses personnes est très triste. Mais la un chantage est fait pour obliger les institutions à revenir sur les lois, que l’on veuille ou non la loi sera toujours la loi faite pas des hommes pour des hommes

Les Juges Aux Affaires Familiales favorisent les femmes en Franc
eh mer, 18/05/2016 - 22:33

Tout mon soutien et ma sympathie à ces pères qui souffrent de la justice toujours favorable aux femmes en matière d'affaires familiales en France. Félicitation pour leur courage.
Merci de dénoncer cette situation inacceptable de discrimination homme/femme favorable aux femmes ici, ce qui n'est pas mieux que l'inverse. Le problème se pose en cas de séparation conflictuelle. Très souvent, la résidence principale des enfants est donnée à la mère et le père verse une pension alimentaire et voit peu ou pas ses enfants. L'ALIÉNATION PARENTALE n'est pas reconnue en France. Pourtant, elle existe. Les enfants instrumentalisés par la mère ou la famille de celle-ci rejettent le père : http://www.france5.fr/et-vous/France-5-et-vous/Les-programmes/LE-MAG-N-2...

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