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Politique "Les régions PS victimes de leur mauvaise gestion", estime l'UMP

0 10.10.2014 21:35
François Pinte, président du groupe UMP au conseil régional des Pays de la Loire

François Pinte, président du groupe UMP au conseil régional des Pays de la Loire

(photo archives Presse Océan)

Alors qu'un étonnant débat à distance s'est noué ce vendredi 10 octobre entre Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls (le premier, ex-Premier ministre PS, reprochant au second, actuel Premier ministre PS, les aides insuffisantes de l'Etat octroyées à la région Pays de la Loire), la droite régionale monte elle aussi au créneau. Sous le titre "Baisse des dotations de l'Etat : les régions socialistes victimes de leur mauvaise gestion", le Nantais François Pinte, président du groupe UMP au conseil régional, a signé la tribune suivante :

"Le gouvernement a annoncé une baisse massive de 11 milliards d’euros des dotations aux collectivités locales entre 2015 et 2017. Pour les seules régions et pour la seule année 2015, c’est 451 millions d’euros en moins pour boucler leur budget. On peut naturellement dénoncer la méthode du gouvernement faite une fois de plus de brutalité et d’absence de courage. Il est plus facile de priver les autres de ressources que de faire des économies dans son propre budget. Cela étant dit, il faut aussi affronter les choses avec cohérence et lucidité. Puisque des économies doivent être faites, les régions, au même titre que toutes les autres collectivités publiques, doivent en prendre leur part.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que sur ces cinq dernières années, les régions, désormais pratiquement toutes socialistes, n’ont pas montré l’exemple, sinon pour anticiper avant d’accompagner les dérives budgétaires du gouvernement. Les chiffres du ministère des collectivités locales sont implacables. Entre 2009 et 2013, les dépenses des régions métropolitaines ont augmenté d’1,2 milliard d’euros. 83 % de ces dépenses ont été englouties dans le fonctionnement, pour 300 millions dans des dépenses de personnel et pour 600 millions dans les services généraux des conseils régionaux. En faisant le choix délibéré d’abandonner leur mission historique de collectivité d’investissement, les régions socialistes ont elles-mêmes donné au gouvernement les arguments pour couper leurs budgets.
Si, depuis 2009, au lieu de consacrer 900 millions d’euros de plus à leur train de vie, les régions avaient concentré ces moyens supplémentaires à investir, elles ne se retrouveraient pas dans la situation de subir les désengagements successifs du gouvernement vis-à-vis des territoires.
Désengagement par la réduction des concours de l’État aux conseils régionaux.
Désengagement en prolongeant d’un an les contrats de plan Etat-Régions (CPER) 2007-2013, réalisant ainsi une année blanche pour les investissements là où Nicolas Sarkozy et François Fillon avaient mis un point d’honneur à honorer la parole de l’État en temps et en heure et jusqu’au dernier euro. Désengagement enfin avec des investissements envisagés en baisse dans le cadre de la prochaine génération de CPER pour la période 2015-2020. Qui peut affirmer pourtant qu’il n’y a pas de besoin ? Combien de lycées, combien de centres de formation d’apprentis (CFA) sont aujourd’hui en attente de rénovation ou de construction ? La situation des transports en commun est-elle partout si florissante qu’elle ne mérite pas d’y mettre des ressources nouvelles importantes ? Le retard pris dans le déploiement du réseau très haut débit n’est-il pas alarmant alors qu’on sait que c’est là un outil puissant pour renforcer l’attractivité de notre pays – en particulier hors des métropoles – et générer la croissance de demain ? Combien d’emplois auraient pu être sauvés ou créés si les dépenses supplémentaires des régions avaient été mieux utilisées ? Assurément plus que les nouveaux postes de fonctionnaires financés depuis 2009…
Faute de bilan, les régions socialistes sont devenues inaudibles, y compris dans leur propre camp. La réforme des territoires s’est faite sans elles. Redécoupées à leur corps défendant, elles n’ont pas non plus su imposer leur leadership dans le nouveau partage à venir des compétences entre collectivités. Tout le monde sait pourtant, et les exemples étrangers le montrent, que les économies ne viendront pas d’un gonflement de la taille des régions mais d’une clarification des compétences et d’une simplification du millefeuille administratif, deux enjeux auxquels la réforme actuellement en discussion au Parlement ne répond pas. Au fond, la seule chose sur laquelle les présidents socialistes auront obtenu gain de cause, c’est sur la date des élections, une nouvelle fois repoussée, en décembre 2015. Un sursis qui au vu de la gestion de ces cinq dernières années n’augure rien de bon".

 

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