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Procès Xynthia L’ancien maire de la Faute-sur-Mer s’adresse aux victimes

0 30.09.2014 15:27
Cinq personnes physiques, dont René Marratier, comparaissent pour homicides involontaires.

Cinq personnes physiques, dont René Marratier, comparaissent pour homicides involontaires.

OLIVIER LANRIVAiN

Hier (lundi) aux Sables-d’Olonne, l’élu fautais s’est adressé aux victimes. L’ex-préfet l’a accablé.

"Je n’ai sûrement pas eu les mots qu’il fallait. Je m’en excuse », a reconnu, hier, l’ancien maire de La Faute-sur-Mer (Vendée), René Marratier, devant le tribunal correctionnel des Sables-d’Olonne, au dixième jour du procès.

« Je me sentais responsable de ne pas avoir compris ce qui allait se passer cette nuit-là. Je m’en excuse », a également déclaré, d’une voix émue à la barre, René Marratier, en costume sombre.

Il a souhaité intervenir après les auditions des victimes dont certaines ont pointé du doigt, au cours des jours d’audience précédents, son inaction et son manque de compassion.

« Le comportement de déni de la commune » fustigé par l’ancien préfet

« Je ne me suis pas reconnu dans l’homme qu’on vous a décrit. Je ne pense pas être cet homme-là et pourtant, c’est comme ça que les parties civiles me voient », a-t-il expliqué, s’aidant de notes posées devant lui. « C’est dur, très dur à entendre ». 

« Je m’interroge sur ce que j’ai pu faire, dire, ne pas dire, pour blesser chacune et chacun d’entre vous. Certains disent que c’est trop tard, mais je veux quand même vous dire qu’au lendemain de la catastrophe, j’étais KO debout devant l’ampleur du drame qui vous frappe », a-t-il assuré. « Je me faisais, et me fais, tant de reproches que je n’ai pas pu aller sûrement vers beaucoup d’entre vous. Je reste persuadé que cette catastrophe m’a fait me replier dans le silence. J’ai alors cru qu’il fallait que je me consacre à la reconstruction de La Faute-sur-Mer, tout remettre en marche », a expliqué l’ancien maire, aujourd’hui conseiller municipal de sa commune.

Mais il n’a pas demandé pardon pour avoir freiné l’adoption d’un Plan de prévention des risques d’inondations (PPRI) dans sa commune, un plan qui aurait peut-être, grâce à des interdictions de construction et des contraintes d’aménagements dans les maisons existantes, permis de sauver des vies lors du passage de la tempête durant la nuit du 27 au 28 février 2010. 

Relances de la préfecture

Malgré les multiples tentatives de la préfecture, qui relançait en permanence la commune, « d’une manière générale il était difficile de faire réaliser la réalité des risques à la commune de La Faute-sur-Mer », a expliqué à la barre le préfet Thierry Lataste, préfet de la Vendée de juillet 2007 au 14 février 2010.

Le haut fonctionnaire a insisté sur « le comportement de déni de la commune de La Faute-sur-Mer » qui était selon lui « caractérisé ».

 

 

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