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Réforme Philippe Grosvalet (PS) "enterre définitivement" la Bretagne réunifiée

1 03.06.2014 13:02
Philippe Grosvalet, 56 ans, préside la Loire-Atlantique depuis le 31 mars 2011.

Philippe Grosvalet, 56 ans, préside la Loire-Atlantique depuis le 31 mars 2011.

ARCHIVES PRESSE OCEAN-NATHALIE BOURREAU

Juste avant la manifestation orchestrée (à partir de 17 heures) devant la préfecture par les partisans d’une Bretagne à cinq départements, la déclaration du président du conseil général de Loire-Atlantique, le socialiste Philippe Grosvalet, risque de susciter de vives réactions. « Le simple rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne n’est plus un sujet d’actualité, assène le président du conseil général. Le projet de Bretagne réunifiée est définitivement enterré. »

« Périmètre cohérent »

L’élu fustige « ceux qui se complaisent dans des débats passéistes » et affirme que les frontières ne bougeront plus en ce sens. « La seule hypothèse qui aurait pu éventuellement justifier cette question, c’était le choix de cette vision assez insensée consistant à rassembler les Pays de la Loire avec le Poitou-Charentes ou le Centre. Les habitants de Loire-Atlantique n’auraient pas compris pareille option. On n’est plus dans cette perspective, et je regrette d’ailleurs que cette idée ait seulement été évoquée, énonce Philippe Grosvalet, éreintant poliment au passage Jacques Auxiette, président PS de la région Pays de la Loire. Désormais, on revient au sujet principal, à savoir la création d’un périmètre cohérent, porteur d’avenir » incarnée par « la fusion de la région Pays de la Loire et de la Bretagne ».

L’appel du 3 juin de Philippe Grosvalet

Philippe Grosvalet martèle donc cette seule antienne: la fusion de la Bretagne et des Pays de la Loire est « la bonne réponse en terme de périmètre ». Il appelle « tous les partisans de la réunification de la Bretagne à opter pour l’union des Pays de la Loire et de la Bretagne, c’est la seule occasion qu’ils auront. » Et prévient: « Si on doit rester dans le statu quo, on y restera très longtemps ».

« Aux parlementaires d'agir »

« Le véritable sujet de la réforme, en l’occurrence la décentralisation a pour l’heure été esquivé », déplore également Philippe Grosvalet. "L’espoir" subsiste, même si la réforme a été « mal emmanchée ». La partie n’est « pas terminée tant que le coup de sifflet final n’a pas retenti », veut croire le président PS du conseil général de Loire-Atlantique. « Dans une République, la loi est définitivement validée lorsque les parlements ont délibéré », observe Philippe Grosvalet. La balle est dans le camp des députés et des sénateurs. Emparons-nous du sujet dès que la loi sera débattue. Nous avons tout pour réussir une grande région avec la Bretagne. Encore faut-il que l’on parle des compétences et des moyens. Si on veut des régions fortes, des collectivités stratégiques, rayonnant à l’international, génératrices d’emplois et de richesses locale, il faut leur confier la dynamique formation, l’emploi, y compris la compétence du Pôle Emploi. Sans oublier les universités, les grands ports maritimes de commerce. Et pour cela, il faut que l’Etat accepte de donner à ces régions les véritables moyens d’exercer ces fonctions stratégiques. »

Quid de l’avenir des départements? Philippe Grosvalet est convaincu de leur « pertinence. Le département est un échelon cohérent pour garantir la cohésion sociale, la solidarité et l’équilibre des territoires. »

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