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Saint-Nazaire Le corps d'une nonagénaire incinéré par erreur

0 29.12.2015 22:30
La méprise a eu lieu à la chambre funéraire de la Vecquerie.

La méprise a eu lieu à la chambre funéraire de la Vecquerie.

Photo PO-MC

Le corps d’une nonagénaire a été incinéré par erreur, à Saint-Nazaire, à la place d’un homme décédé quinze jours auparavant.
Violence. Quand ils repensent au moment où on leur a annoncé au téléphone que leur mère avait été incinérée à la place de quelqu’un d’autre, c’est le mot qui leur vient à l’esprit.
En décembre, leur mère est décédée. Le lendemain, l’entreprise de pompes funèbres Roc Eclerc est venue chercher le corps afin de le placer en « case réfrigérée » à la chambre funéraire de la Vecquerie, un équipement qui appartient aux Pompes funèbres Atlantique (PFA). L’inhumation doit avoir lieu deux jours plus tard. « Maman nous avait dit maintes fois son souhait d’être enterrée dans un cimetière nazairien et de ne surtout pas être incinérée ».
La veille de l’inhumation, ils ont reçu la terrible nouvelle. « On devait pouvoir la voir une dernière fois ce jour-là. On n’a pas pu lui dire au revoir ».
Que s’est-il passé la veille de l’inhumation ? Ce jour-là, les PFA devaient procéder à la crémation d’un homme retrouvé mort dans la rue quinze jours auparavant. Comme la loi l’exige, un policier doit vérifier l’identité de la personne à incinérer, puis sceller le cercueil. Un bracelet d’identité est systématiquement attaché au poignet du défunt enveloppé dans une housse mortuaire. Pour le vérifier, il faut ouvrir la housse. « À ce qu’on nous a dit, ça n’a pas été fait », explique l’une des enfants de la nonagénaire. Depuis, les PFA et le commissariat de police ont reçu la famille victime de cette terrible méprise. Les enfants de la défunte ont déposé plainte au commissariat. Ni les PFA, ni la police nazairienne n’ont souhaité répondre à nos questions.
Les cendres de leur mère ont été placées dans un cercueil et inhumées où elle le voulait. « Mais quand je vais sur sa tombe, j’ai l’impression qu’elle n’est pas là ». Et penser qu’elle a été incinérée devant une famille qui n’était pas la sienne est douloureux. En somme le sentiment que la fin de leur histoire avec leur mère leur a été volée.

M.C et S.L.H.

 

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