Entre Saint-Marc et Bonne-Source à Pornichet, Sainte-Marguerite fait figure de belle endormie au passé glorieux.
Cette grande dune à la sortie de l’estuaire faisait partie de la paroisse de Saint-Nazaire. « Dès la fin du XIXe, elle est devenue la première station balnéaire de renommée internationale », explique Manuella Lebohëc de l’office de tourisme de Pornichet. En ce temps-là, la baie de La Baule et la plage des Libraires étaient encore inconnues.
À l’origine de la naissance de cette station balnéaire, trois hommes. Charles Mercier, un riche avocat et personnage influent (la station porte le nom de sa fille) ; Ernest Ortmans, un Belge issu d’une illustre famille, consul à Tokyo et patron d’une usine à Meudon ; enfin, Charles Spears, un Britannique, riche négociant en vins.
« Sans doute se sont-ils connus à Paris dans les années 1 870 ». En tout cas, ils s’associent et décident de construire un lotissement de prestige.
« Ils croyaient au développement des bains de mer ». Ils achètent toute la dune entre Villès-Babin et Cavaro qu’ils divisent en six grandes parcelles. « Ils créent la Société immobilière de Sainte-Marguerite et écrivent un cahier des charges très strict ».
L’objectif était d’éviter la venue de personnes de conditions plus modestes.
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