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Sarthe Cobaye pour Biotrial cet homme a frôlé la mort

0 29.02.2016 10:54
Stéphane présente encore de lourdes séquelles et suit une rééducation.

Stéphane présente encore de lourdes séquelles et suit une rééducation.

Photo "Le Maine Libre" Denis Lambert

Stéphane, Fléchois de 42 ans, fait partie des six patients hospitalisés après un essai clinique mené à Rennes en janvier dernier pour le laboratoire Biotrial. L’un est décédé. Lui est un miraculé.

Il a témoigné en exclusivité chez nos confrères du Maine Libre.

Le 15 janvier dernier, on apprenait qu'un homme était en état de mort cérébrale et cinq autres hospitalisés à Rennes, après avoir participé à un essai clinique pour un médicament contre la douleur du laboratoire Biotrial.

Depuis la révélation de l'affaire vendredi, le cabinet de Marisol Touraine, ministre de la Santé, a choisi « d'en dire le moins possible sur les victimes » afin de respecter le secret médical et le choix de certaines victimes elles-mêmes, qui ont pu exprimer la nécessité de ne pas être reconnues.

Tous faisaient partie d'un groupe de 90 volontaires sains. Ce sont les seuls à avoir pris, à partir du 7 janvier, la molécule testée de manière répétée et à la plus forte dose.

Des séquelles

Stéphane Schubhan est entré le 4 janvier au centre de recherches de Biotrial pour traiter les troubles de l'humeur, de l'anxiété. Aujourd’hui, cet habitant de La Flèche garde des séquelles. « J’ai encore des vertiges, des malaises si je reste plus de dix minutes debout. Et je vois toujours double ». Il suit une rééducation au centre de l’arche de Saint-Saturnin.

S'il dort très mal et fait encore des cauchemars, Stéphane Schubhan se sent un peu mieux aujourd'hui. « Il y a une petite amélioration ».

Mais son élocution reste hésitante. "Les médecins ont espoir que ça revienne dans six mois ou un an. Mais ils ne sont pas sûrs".

Le premier témoignage d'une victime

C’est la première fois qu’un des cobayes hospitalisés après le test clinique sort du silence.

Il parle parce qu’il éprouve de la colère « en voyant tout ce que disait le responsable de Biotrial à la télé, que ce n’était pas de leur faute. Ils ont fait des erreurs. Pourquoi a-t-on pris le traitement un jour de plus, alors que la première victime était déjà hospitalisée ? ».

 

Retrouvez le témoignage exclusif de Stéphane dans « Le Maine Libre » de ce lundi 29 février. A lire aussi en version numérique en cliquant ici.

 

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