Recevez gratuitement la lettre d'information générale de Presse Océan.
Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Je m'inscris !

Sécurité A Donges, ils ont peur d’être chassés de leur logis

0 08.02.2013 06:00
Sécurité. A Donges, ils ont peur d’être chassés de leur logis

Henri Martel, 59 ans, et son épouse Roselyne, 55 ans, demeurent dans leur maison au lieu-dit « La Hennetière », à Donges depuis 25 ans.

Photo Presse Océan

Une famille, vivant dans le voisinage de la raffinerie de Donges, redoute d’être expulsée. L’État finalise un plan pour protéger les habitants des risques industriels.

En ce début d’année, ils confient leur humeur sans ambages : Roselyne et Henri Martel broient du noir. Le couple redoute de perdre sa maison, située dans le voisinage d’imposantes cuves de stockage d’hydrocarbure appartenant à la raffinerie de Donges. « Tous les jours, on en parle, on rumine», lâche Henri Martel.

les calculs des services de l’État, la famille Martel se trouve dans l’œil du cyclone en cas de désastre industriel. Leur logement et celui dévolu à l’un de leur fils sont les seules habitations de la commune menacées par une mesure de délaissement, d’après le plan de prévention des risques technologiques, en cours de finalisation par les autorités préfectorales. « Le délaissement, c’est une expropriation déguisée, s’indigne Henri Martel. Si on ne fait pas les travaux qui seront prescrits, on sera mis à la porte avec un chèque correspondant à l’estimation des domaines. Un expert nous a dit récemment que notre maison ne valait soi-disant que 80 000 €. Où peut-on aller avec ça ? » Des voisins, solidaires, préviennent : « Il faut que Total, l’État et les collectivités s’arrangent pour trouver une solution digne de ce nom pour la famille Martel. Sans quoi, on ira en justice. » 

« Le cas de ces personnes est problématique, indique-t-on du côté de la raffinerie. Leurs habitations ne résisteraient pas au phénomène de surpression en cas d’accident grave. Plus qu’un renforcement du bâti, il faudrait envisager une reconstruction. Il est quasiment impossible de faire en sorte que la famille puisse rester sur le site de la Hennetière. Il faut trouver une solution intelligente pour les accompagner sur un autre projet, on y réfléchit avec la ville.» 

Plus de 400 habitations figurent dans le périmètre d’exposition aux risques de la raffinerie. Et risquent d’être contraints de diligenter des travaux de sécurisation. Pour Emmanuel Bordeau, sous-préfet de Saint-Nazaire, nécessité fait loi. « Le risque zéro n’existe pas, rappelle-t-il. L’explosion de l’usine AZF à Toulouse, en 2001, en est la preuve. Si par malheur un accident survenait à la raffinerie de Donges, chacun reprocherait à l’État de n’avoir rien fait pour protéger la population.»

Impossible « de mettre sous cloche » le site de la raffinerie. Pas question non plus de fermer une industrie qui compte 650 salariés et représente 5000 emplois induits. Une cinquantaine de riverains a manifesté hier devant la mairie, alors que se déroulait une nouvelle réunion de concertation en présence du sous-préfet, redoutant une facture salée et refusant « une bunkerisation de leurs maisons».

Dossier complet, témoignages dans Presse Océan ce vendredi.

Abonnement

Retrouvez toutes nos offres
à partir de 1€ par mois

Je m'abonne

 

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.
inscription à la lettre d'information générale
logo Presse Océan

Vous avez aimé cet article ?

Recevez gratuitement la newsletter Presse Océan.

Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.