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Syrie François de Rugy fustige le Conseil de sécurité de l'ONU et Sarkozy

0 04.09.2013 20:57
Le député écologiste nantais François de Rugy (EELV)

Le député écologiste nantais François de Rugy (EELV)

Photo : Archives PO

Le coprésident du groupe écologiste à l'Assemblée nationale, François de Rugy, a jugé ce mercredi 4 septembre que la crise syrienne posait la question de la composition du Conseil de sécurité de l'ONU, organisme "à bout de souffle", lors du débat sur la Syrie à l'Assemblée nationale.


"Le blocage imposé par la Russie au sein du Conseil de sécurité de l'ONU soulève une fois encore la question du droit de veto des cinq membres permanents. Les écologistes ont été violemment critiqués lorsqu'ils proposaient en 2012 de réformer ce système, hérité de la Seconde Guerre mondiale et aujourd'hui à bout de souffle. La question du droit de veto des cinq membres permanents nous revient en effet aujourd'hui en boomerang, nous plaçant dans le cruel dilemme de céder à l'impuissance d'un côté ou de décrédibiliser cette institution internationale", a déclaré à la tribune le député nantais Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Reconnaissant que le groupe écologiste n'était "pas unanime" sur la question d'une intervention, François de Rugy a soutenu, sous conditions, le principe d'une opération militaire. Ne rien faire "conduirait à la radicalisation des parties prenantes de la guerre civile et serait le pire des signaux envoyés aux dictateurs et aux factions qui violent les principes élémentaires du droit international", a-t-il dit.


Mais il a réaffirmé "la position constante" des écologistes en faveur d'un vote du Parlement.


François de Rugy a appelé le gouvernement à accueillir plus de réfugiés syriens. "On ne nous fera pas croire que la France n'est capable d'accueillir sur son sol que 700 d'entre eux", s'est-il écrié.


Le député écologiste s'en est aussi pris à la politique de la droite vis-à-vis de la Syrie. "Nicolas Sarkozy fut le seul chef d'Etat occidental à considérer qu'il fallait réhabiliter le régime syrien, au point d'offrir à son dictateur une place d'honneur lors du défilé du 14 juillet de 2008. Ce pari osé aurait pu se justifier si le régime de Bachar el-Assad avait évolué. Sa réaction au printemps arabe a montré qu'il n'en a rien été" a-t-il lancé.

 

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