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Xynthia La Faute-sur-Mer balayée par un raz de marée... en mars 1928

0 17.09.2014 16:08
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Le 28 février 2010, au lendemain de la tempête Xynthia qui s’est soldée par la mort de 29 personnes à La Faute-sur-Mer et l’Aiguillon-sur-Mer en Vendée, le maire de la Faute René Marratier assurait que «  de mémoires de Fautais, jamais une inondation ne s’était produite ». Mardi, devant le tribunal correctionnel des Sables-d’Olonne où l’ex-maire et quatre autres personnes comparaissent pour établir s’ils  ont un non une responsabilité dans le drame, Thierry Sauzeau, universitaire spécialiste de l’urbanisation du littoral a rappelé combien la commune a toujours été exposée aux catastrophes. Et que jusque dans les années 60 et le début des constructions, les zones submersibles étaient réservées au bétail.

 

Dans son édition du 24 mars 1928, le quotidien nantais Le Phare (ancêtre de Presse Océan) titrait :

« La tempête est passée par là…

Le désastre de La Faute en Vendée 

Un véritable raz de marée a balayé nos côtes ».

Entre le 23 et le 28 mars 1928, la grande marée d’équinoxe avec au plus fort un coefficient de 114, conjuguée à une tempête avec des vents de suroît coupe la dune dont l’état s’est aggravé depuis un an, et fait une trouée de près de 200 m dans la digue avec pour conséquence la submersion de 120 ha. « A gauche, s’élèvent des dunes de sable bordant l’océan. Du haut de ces dunes, le spectacle est saisissant. A perte de vue, on n’aperçoit qu’une immense nappe d’eau. Dans le lointain apparaît une haute dune plantée de pins. Ce sont « Les Mouettes ». A gauche de cette dune, en face de la ferme des Violettes, on voit les vagues écumantes qui se précipitent par la brèche qu’elles ont ouverte, large de 200 mètres ». Au point le plus bas, l’eau atteignait alors 1,90 m. Et chacun s’accordait à reconnaître que les travaux de consolidation entrepris depuis plusieurs années ne parvenaient pas à ralentir l’action érosive de la mer. Mais fort heureusement, en cette terrible semaine de l’hiver 1928 les dégâts ne furent que matériels.

 

La mer récidivera à de nombreuses reprises à commencer par le 8 novembre 1930 où la digue de La Faute est emportée. Elle a de nouveau été rompue par les flot sle 16 novembre 1940,  un phénomène que le Bureau de recherche géologique et minière qualifie de « faux tsunami ».

Force est de constater qu’entre 1957 et 1999,  les travaux de protection semblaient avoir freiné les ardeurs de l’océan. Une période au cours de laquelle l’urbanisation bat son plein, sans que personne ne tienne compte des alertes répétées des années passées !

 

Dominique Bloyet

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