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Euro 2016 Le billet de notre envoyé spécial : Jour 19 – Jaune Wayne

0 28.06.2016 14:20
Wayne Rooney en plein cauchemar face à l'Islande mardi soir.

Wayne Rooney en plein cauchemar face à l'Islande mardi soir.

Capture écran twitter UEFA 2016

Mon premier souvenir marquant de Wayne Rooney date du 28 septembre 2004.

Des vacances avec ma dame - joyeux anniversaire, c’était lundi -, un pub sur l’île de Jersey et à la télé, Manchester United-Fenerbahce. Premier match avec ManU, premier match de Ligue des Champions pour le petit taureau venu d’Everton.

Il avait 18 ans, et avait étourdi la défense turque, Old Trafford et l’Europe entière, d’un triplé. Manchester United avait gagné 6-2, et on ne parlait que du futur crack, plus que de Bellion ou de Djemba-Djemba, ses partenaires sur le terrain ce soir-là.

Rooney avait déjà le cheveu ras et la calvitie naissante, cet air âgé avant l’heure.

Douze ans ont passé et l’ont rapproché des 31 ans. Sa carrière a compilé ce qu’il faut pour sortir du lot : cinq Premier Leagues, une Ligue des Champions et des échanges musclés avec Alex Ferguson.

Un brassard a poussé sur son bras, en club et en sélection, sans dissiper le malentendu sur le degré d’exploitation de son potentiel, et sur sa place dans l’histoire du jeu inventé par les siens.

L’élimination de « son » Angleterre hier soir, le plus grand fiasco des Three Lions depuis des décennies, ne va pas aider. Il a marqué un penalty obtenu par un autre, mais Rooney s’y est montré maladroit, peu investi, brouillon, comme spectateur léthargique d’un cauchemar sur lequel lui et ses pieds emmêlés n’avaient aucune prise.

De buteur, il est devenu passeur avec le temps, mais hier il était passif. Son jeu a eu tellement peu de fraîcheur que c’est à se demander si la date de péremption n’est pas atteinte. C’est un peu triste, en repensant à 2004.

 

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