
Rome. Nicola, un jeune policier,doit infiltrer un monde étudiant en pleine effervescence. À l'université, il rencontre Laura, une jeune fille de la bourgeoisie catholique italienne, étudiante brillante et passionnée qui rêve d'un monde sans injustices, et Libero, leader du mouvement étudiant qui rêve de révolution.
C'est Mai 68 en version italienne. De l'autre côté des Alpes aussi, les jeunes rêvent de changer le monde, dans un grand mouvement d'amour où il n'y aurait plus d'impossible.
Les ambitions de Nicola quand il débarque à Rome, exilé de ses Pouilles natales, sont plus égoïstes. Il est policier mais l'uniforme cache un profond désir de devenir acteur. En attendant, ses supérieurs le mettent en mission dans le monde étudiant qu'il doit infiltrer. C'est là qu'il rencontre Laura, une jeune bourgeoise en rupture de ban avec sa famille. Il tombe amoureux, mais se montre incapable de confier son rôle et sa fonction. Il lui faudra pourtant avouer la vérité.
Une histoire vraie. Ou presque. C'est celle de Michele Placido lui-même, quand, policier muté à Rome, il décida de suivre des cours d'art dramatique. Ils l'ont conduit à vivre une belle carrière de metteur en scène symbolisée par le succès de Romanzo criminale il y a cinq ans. Il reprend ici le même système narratif, en jouant des allées et venues dans la chronologie de cette chronique politico-sentimentale. Avec des partis pris de couleurs, notamment, pour bien singulariser les différentes périodes et les atmosphères spécifiques. Mais il se perd un peu dans ce vaste projet qui s'éparpille volontiers dans des directions contraires en emboîtant le pas d'une multitude de personnages. L'ensemble prend le style esthétique et narratif d'un récit qui trouverait plus facilement sa place dans une série télévisuelle. Avec profusion de sentiments amoureux, de reconstitution historique et de considérations existentielles. Sur le grand écran, l'intérêt se dilue et s'éparpille.