
Des adolescents riches et désabusés, des fêtes sans joie et un peu de dope pour le grand frisson. Mike, un jeune dealer vient de quitter lécole. Il ne se rend dans les fêtes que pour vendre sa nouvelle drogue, le Twelve.
Le twelve en question, c'est une nouvelle drogue. Un mélange de cocaïne et d'ecstasy qui fait fureur dans les soirées chics de la New York branchée. White Mike a tout de suite flairé le bon parti qu'il pouvait tirer de ce nouveau produit. En rupture d'études, il navigue au coeur d'un milieu privilégié peuplé d'adolescents riches et désabusés qui trompent leur ennui et le vide de leur existence dans les paradis artificiels.
White s'est donné pour règle de conduite de ne jamais boire ni fumer. Et il ne fréquente pas les fêtes nocturnes. Ses proches sont moins regardants sur mode de vie. Son cousin est assassiné par un dealer.
Livré à lui-même dès son enfance dans un contexte familial éclaté, Joel Schumacher se dit très concerné par toutes les questions liées à l'enfance, à l'éducation, au devenir. Il en a fait l'un de ses thèmes de prédilection, tout au long d'une carrière au parcours pourtant bien sinueux. Génération perdue, Cousins, L'expérience interdite, Batman Forever, Le droit de tuer?, Chute libre, Phone game, tout ça, entre autres, c'était déjà lui. Si l'on peut chercher un fil conducteur dans ce dédale, c'est bien celui d'une mise en scène appliquée mais souvent incapable de donner un ton personnel et affirmé à son propos. De ce point de vue, sa nouvelle livraison ne dépareillera pas l'ensemble. Son portrait d'une certaine jeunesse privilégiée et en danger fait défiler une succession de clichés convenus et stéréotypés. Le scénario est tiré d'un roman de Nick McDonell, il n'a jamais pu s'affranchir de la source littéraire, ayant besoin d'une voix-off monotone pour faire avancer le récit et l'expliquer.
Pour rester dans les courants porteurs de la mode, il a sollicité un casting clinquant, porté notamment par la prestation de Chace Crawford, sorti tout droit de la série Gossip girl. Mais fade et impassible, il est dépassé par le rôle, impuissant comme tous ses coéquipiers à sortir cette chronique vaine et superficielle de son pesant ennui.